D'abord rêvé puis envisagé, c'est grâce à l'appui de Marie que cette balade en catamaran a pu commencer.

Espagne, Portugal, Baléares, Corse, Sardaigne, Sicile, Italie , Grèce, ... Caraïbes pour l'instant, nos mouillages et rencontres à bord de Mr Happy (un Outremer 50 light) sont un vrai plaisir, Bien sur, quelques coups durs parfois, mais vraiment en minorité, je conseille à chacun de tenter l'aventure...

"Si vous pensez que l’aventure est dangereuse, je vous propose d’essayer la routine… elle est mortelle. »

Paolo Coelho

mardi 13 novembre 2018

Faux départ !


Quel week end avec l’arrivée de la Route du Rhum !!! Dingue de chez dingue… surtout que c’est Joyon qui remporte (comme un hold up quand même ! ) la victoire face à Gabart… perso, j’étais plus pour Joyon, lui qui navigue avec un tout petit budget, sur de bons mais anciens bateaux, face à des écuries professionnelles d’une vingtaine de personnes et X millions d’€/an… ce qui n’enlève rien au talent de Gabart, mais la ténacité du père Joyon force le respect !
A présent RV jeudi pour l’arrivée des Multi50 et des Imocas; mes pronostics : Armel Tripon en 50’ et Thomson l’anglais en Imoca60’, j’espère que Paul Meillat avec ses dérives droites (et non des foils) gardera sa 2 ème place… mais ça va être difficile.
Un autre concurrent qui fait une très belle course, Jean-Pierre Balmès sur un Outremer 4X, 4ème dans sa classe derrière des Trimarans et 1er catamaran, de série en plus !! 

Question chantier à présent :
Lundi matin, Kamba, alias « Cow » (vache en anglais car il est végétarien), notre spécialiste de l’osmose, arrive avec son équipe, de la bâche et des tubes plastiques pour mettre les coques à l’abris de la pluie et du soleil. Une bonne chose !
Sauf que l’après-midi se passe et que rien ne se passe… il manque du matos !
Donc attendons encore… Nous avons de quoi faire de notre côté; j’en avais marre de cuire et fondre sous le soleil en bossant sur ma dérive, du coup je me suis fait un abris sommaire certes, mais bien agréable !

J’en profite pour descendre la 2ème dérive, pas trop abimée celle-ci.
J'ai attaqué aussi un remède sur mes mèches de safrans corrodées, un bon nettoyage puis cela sera avec de l'epoxy pour aluminium, on verra le résultat à la fin de la saison. cor


mon atelier...

on se couvre car ça gratte un max la fibre de verre

bobo à soigner



C'est dimanche, une belle vue en bonne compagnie 


l'heure de la sieste !



vendredi 9 novembre 2018

Invasion de Geckos...


Ne prenez pas peur, ils ne font que 5 à 8 cm de long, mais il y en a de partout, même à l'intérieur du cata, des bruns des gris et même des tous blancs... Notre Nathalie de Madgic serait ravie, avec tous ces Raymonds en Cadeaux... !! moi, je les aime bien, ils bouffent les moustiques....
Pour nous, après 10 jours de mise en place, peut être qu ‘aujourd’hui (ou demain) notre chantier va pouvoir commencer… Et oui, c’est la reprise de la saison, les bateaux se remettent à l’eau à un bon rythme quotidien, et il y a du boulot pour les pros… sans oublier qu'il faut régler une partie du chantier (le matériel requis) en avance. Et avec les orages (oui oui, parfois il y a des seaux d’eau) certains boulots (enduits, peintures, sont à reprendre…
Comme il nous a fallut changer de place, tu perds ton tour, sans parler des jours fériés, et même des funérailles (un jeune du chantier s’est retrouvé au mauvais endroits au mauvais moment)… mais nous sommes là minimum pour 3 semaines de chantier, nous n’allons pas nous affoler !
Ce qui nous empêche pas de bosser de notre côté avec refection de la coque de l’annexe (bien rayée, voir égratignée), quelques renforts sur sa housse, puis les inox de la cuisinière, coup d’éponge sur les coques (et y a de la surface !), changement de taquets, sortie d’une des dérives (60kg ! et pas fait depuis 2013 !) pour apercevoir un début de délaminage à mi hauteur (petit souvenir de la remontée au près Guatemala-Martinique ou choc avec un ofni je pense…). Nous verrons pour l’autre ensuite.
Du coup, vu notre situation « En Chantier », c’est un peu le bazar sur Mr Happy; pour enlever les semelles, il a fallu vider quelques cabines, et remplir d’autres… pour les pointes avant, les caisses de bricolages et matériel se retrouve dehors sous une bâche.


tout petit

mais avec des ventouses sous les pattes, il s'accroche partout

Marie elle tente de faire briller l'inox, pas gagné !


avec un temps pareil, c'est chômage technique pour tout le monde...

du coup j'en profite pour faire le blog...


lundi 5 novembre 2018

Bouge ton corps !

Ou ton Cata ! c’est un peu le dicton du chantier; une aire de stationnement d’estivage, et une autre pour tous les travaux impliquant de la poussière.
Du coup, vu ce qu’on doit faire sur Mr happy, pas d’hésitation pour le chantier, on nous déplace !
200m plus loin, dans une belle et grande place pas loin des bureaux (pour ceux qui veulent nous rendre visite à la bonne heure), des douches et avec un meilleur wifi, nous v’là pour au moins 4 semaines dans un endroit un peu moins verdoyant, et espérons, moins « moustiquifié » (note de l’auteur : adjectif inventé mais réellement ressenti !).

Bref, les semelles de plomb sont tombées (je suis devenu un pro, à qui le tour ?), le cata recalé, et donc à nous les prochaines semaines dans l’epoxy, la poussière de fibre de verre, ou des vapeurs de solvants… Qui a dit qu’un voilier était écolo ?
y a plus les semelles !

nouvel emplacement...

pas loin des bureaux.



dimanche 4 novembre 2018

45 kilos de moins !

Après une journée de nettoyage du pont, histoire de ne pas saloper l’interieur avec la poussières environnante, nous voilà lancer dans une épreuve digne de Koh Lanta : enlever les semelles de Mr happy.
Et oui, ce cata est un cas unique dans la production du chantier Outremer, voir même dans tous les chantiers dans le monde : il est chaussé de semelles !
Ces dernières sont fixées tout le long des coques, hautes de 9 cm, et d’un mélange de bois rouge (Iroko) et d’une semelle plastique, tout ça je pense, afin de pouvoir beacher… Sauf que nous ne beachons jamais !
Peut être font elles aussi office de « pare-choc » en cas de rencontre d’Ofni, mais vu l’hauteur et le système de fixation (écrou-boulon tous les 30cm), je crains qu’en cas de gros choc, que la semelle arrache entièrement le fond de la coque….
Et vu le travail qui nous attend pour redraper les coques, cela sera bien plus facile avec ces « trottoirs » en moins.
Donc, après m’être préparé psychologiquement à en baver, et sous la pression de marie (qui veut aller encore plus vite sous voiles…!), je me suis lancé : pas simple car déjà des vis inox aux têtes abimées (qui maintiennent le plastique) sont récalcitrantes, puis la tête des goujons traversants ont été stratifiés à l’intérieur des coques (souvent dans des coins inaccessibles) , et mon tout (plastique - bois - écrou - boulon ) est collé au Sika…
Autant vous dire que sous les 30° à l’ombre, où le moindre geste me perle deja le visage, mon régime « minceur » a débuté et les ampoules aux mains se sont mises à clignoter….
Le soir arrivant, fourbu par les contorsions, la paire des plus petites semelles étaient déposées; il y a en fait 4 paires, une de 1,20m et l’autre de 2m40.
demain on s’attaque aux grandes !
Et pour les grandes, même combat ! la journée passe et mon seau de visserie inox se remplit : 2 kilos ! A la fin de cette 2ème journée de dépose « semelles », il me reste encore 6 goujons à extraire, mais 2 devront attendre car le cata est posé dessus… Lundi en principe la remorque de levage arrive afin d’accéder aux derniers.
Puis vient le temps du décollage du bois collé au sika, là pas d’hésitation, ciseau à bois et marteau; ça résonne dans le cata, sur le chantier, mais pas grave, je les aurais !

j’en profite de peser les petites déjà déposées = 15kilos la paire, et comme il y a 3 paires, cela va faire 45 kilos de moins pour Mr Happy !


Bois (qui pèse lourd) + plastique, V'là mes semelles !

quincaillerie inox

à force de coups de marteau, de ciseau à bois, ça se décolle petit à petit...

et en v'là 2 de moins...


jeudi 1 novembre 2018

On the Air again !

Bon, nous voilà repartis pour une nouvelle saison;
mais avant, il nous faut arriver à bon "chantier" :
1°/ départ à 4h du mat pour se rendre à l'aéroport de Lyon, merci Clara pour avoir nous emmener !
2°/ jongler avec les kilos en trop pour les bagages, tout en souriant à l'hôtesse l'air de rien, pour que les "en trop" passent sans surtaxes.
3°/ Expliquer à l'embarquement (du 1 er vol sur 3) pourquoi nous n'avons pas de billet retour : et oui, pour certaines destinations, il est obligatoire d'avoir un aller-retour afin d'éviter l'immigration. Heureusement, après avoir usé une hôtesse qui ne souhaitait pas se mouiller, son responsable super sympa n'a opposé aucun problème et nous a même placé sur des places bien confortables pour les jambes pour le "grand vol".
4°/ se voir confisquer à la sécurité un LEATHERMAN qui m'accompagne quotidiennement depuis + de 10 ans parce que j'ai oublié de le mettre dans mes bagages en soute; mais à priori ils en ont l'habitude car un service d'envoi postal est possible, ça coute 12€ mais bon, c'est toujours mieux que la poubelle !
5°/ pour le 2ème vol, le +long (9h), visionner 4 films un peu "Hasbeen" mais bon, ça passe le temps, sans oublier essayer de savourer le plateau repas "premium" (et avec supplément !), mais surtout s'enfiler un 1er plateau normal (2 saucisses vraiment pas terrible) puis un 2ème plateau,  "premium" celui-ci car l'hôtesse nous avait oubliés : 2 plateaux pour le diner ! Par contre, l'alcool est en option donc pas d'apéro !
6°/ à l'arrivée à Tobago, apercevoir par hasard nos bagages en soute qui tournent sur le tapis alors qu'on nous avait certifié qu'ils seraient directement dispo à Trinidad (la destination ), puis se faire arrêter à la douane, et un fouillage des bagages en règles et moult discussions...
7°/ enregistrer à nouveau les bagages (et nous aussi), puis découvrir un monde parallèle où tous les vols ont mini 2h de retard (5 pour certains) avec des numéros de vols non affichés "mais qui partent bientôt".... 3h d'attente, 2h de retard, (à priori un avion de liaison sur les 2 en service,  est tombé en panne), nous atterrissons enfin sur Trinidad. Les vols suivant auront 4 h de retard...
8°/ trouver notre chauffeur de taxi qui n'est finalement pas là, prendre un autre taxi pour enfin arriver à bord (après 24h de trajet en tout).
9°/ découvrir que le cata va bien (sale mais ok) après un tremblement de terre (magnitude 6.7) et des pluies diluviennes il y a une semaine (ouf), monter les 2 valises de 20kg puis les 2 petites avec cette chaleur moite des Caraïbes (il fait 30° et il pleut, hygrométrie proche des 90%), verifier les batteries, l'état de l'intérieur (pas de moisissure), faire un lit, pour enfin se poser et dormir allonger....
la suite au prochain épisode !
là c'était au départ du long vol, tout sourire...

on arrive sur Tobago, ciel de grains en prévision !