D'abord rêvé puis envisagé, c'est grâce à l'appui de Marie que cette balade en catamaran a pu commencer.

Espagne, Portugal, Baléares, Corse, Sardaigne, Sicile, Italie , Grèce, ... Caraïbes pour l'instant, nos mouillages et rencontres à bord de Mr Happy (un Outremer 50 light) sont un vrai plaisir, Bien sur, quelques coups durs parfois, mais vraiment en minorité, je conseille à chacun de tenter l'aventure...

"Si vous pensez que l’aventure est dangereuse, je vous propose d’essayer la routine… elle est mortelle. »

Paolo Coelho

mardi 20 décembre 2016

On se laisse aller !

Faut dire aussi que la priorité est à nos invitées, donc le rythme est plutôt « cool ».
Visite du sud et façade Est de l’île (merci à Jenny et guillaume pour la voiture !!!) et à présent nous faisons les mouillages sous le vent de l’île car l’alizé s’est (enfin) renforcé; 35 à 40 nds dans les canaux, c’est un peu trop pour nos filles qui aspirent uniquement à se faire rougir au soleil.

Nos projets des Saintes en Guadeloupe sont donc repoussés à + tard. Nous redécouvrons donc la Martinique, toujours aussi tranquille mais avec toujours + de bateaux aux mouillages.

ça se chamaille

on devine les "métros"

habitant de la mangrove

pas mal...

Mère noël aussi !

baie de Tartane

la côte au vent

culture de potimarrons sur fonds de "moutons"

jeudi 15 décembre 2016

Le Marin - Martinique


La vie antillaise est quand même cool; bonnes températures (entre 25 et 30°), un grain pour rincer le bateau, du soleil pour le sécher, sauf que les grains sont un peu trop présent à notre gout (des seaux et des seaux…). Parait que c’est pas souvent comme ça ! Mais bon, y a pire….

La lecture a été remplacée par le bricolage car certains équipements se sont  soit détériorés dans le temps, soit que leur limite d’utilisation dans le temps est arrivée à terme; par exemple, nos filtres décanteurs de gasoil étaient à changer (3 ans qu’ils sont d’astreinte), mais là, Miss Obsolescence a encore frappé, impossible de trouver la cartouche adhoc après une 1/2 douzaine de commerces spécialisés… même avec de l’adaptable, Il a fallut se résoudre à changer les séparateurs mêmes; quand une bricole à faire prend 3 fois plus de temps et coûte bien plus cher…

Sinon, pas mal d’arrivée de catas copains, comme Teiva (14j), et demain Tuva’U (17J partis le même jour que nous); la durée des transats est souvent la même, mais nos 15 jours sont plutôt pas mal vu notre détour vers le sud. Du coup, les apéros s’éternisent (à notre plus grand plaisir!) à force de nous re-raconter nos aventures de transat.


Toujours dans les good news, j’ai maigrit : 77,5kg à la pesée de lundi dernier. Reste à présent à conserver ce « poids de forme » , et là c’est pas gagné…..

le grain puis...

l'arc en ciel

du coup, pour bricoler au sec, j'investit les cabines....

dimanche 11 décembre 2016

Mais que se passe-t-il donc?

Voilà quelques jours que nous sommes revenus à la vie semi-terrienne, et je m'aperçois que le nombre de lectures du blog fait des bons... Encore un effet "Transat" ? peut être.... en attendant, merci à vous lectrices et lecteurs, nous nous sentons suivit et donc moins seuls la prochaine fois au milieu d'un océan.
les stats d'hier,

et d'aujourd'hui .

Sinon, nous prenons nos repères tranquillement, avec des phases actives de bricolages et d'autres de récupération, faut bien se calquer sur la couleur locale, non ?

la baie du Marin

et sa forêt de mats 


samedi 10 décembre 2016

#2 The Trans-Atlantique !


J9 : 7h, petite nuit encore, on renvoie la GV et le gennaker, le vent (une 12zaine de nds) a enfin tourné au nord-est et enfin, nous prenons le cap direct sur notre destination; le temps est moins nuageux, moins orageux, le moral est au beau fixe. Reste 1100nm à faire. A 11h, une première bonite monte à bord, 1/4 d’heure + tard une 2ème ! Nous savons ce que nous allons avoir pour dejeuner. Quelques grains s’invitent et nous préférons le solent au gennaker, qui affolait un peu les compteurs : pointes à +10nds et 8 nds de moyenne sur 5h…. le ciel s’assombrit toujours, encore une nuit à guetter.
J10 : Réveil en fanfare avec un grain et des pointes à 35nds; on enroule le solent et déjà nous sommes trempés, du coup on s’habille « étanche » (ou presque concernant ma veste de quart) et nous repartons à l’assaut de second ris. Une fois le boulot terminé, le vent dégringole… avec la mauvaise nuit passée et une mer d’enfer, personne n’a envie de renvoyer la toile. Allez, la journée sera en mode « off »; GV 2ris et solent et on se laisse vivre en attendant une accalmie.On reprendra le 1er ris qu’en milieu d’après midi avec un vent qui arrive à 180° de notre destination, c’est à dire qu’il va falloir à présent louvoyer au portant, petite vitesse et + de chemin à parcourir. Au cours d’une manoeuvre de nuit, je me suis fait attaqué par un poisson volant, direct dans ma tronche, pas trop de mal mais ça puait grave ensuite…. je l’ai tout de même remis à l’eau, sans rancune !
J11 : enfin quelques éclaircies, mais toujours de bons gros grains noirs devant. GV 1 ris + gennaker dans 12nds vent un peu trop portant mais bon, nous avançons: les 2/3 de la Transat sont quasi réalisés. Depuis hier soir nous avons un vent de sud-est alors qu’il est prévu de l’est, voir nord-est; l’eau étant très chaude (28,1° par 3000m de fond !), voilà peut être pourquoi les vents et grains sont inhabituels?
J12 : le vent est faiblard, et portant en plus, du coup notre moyenne chute. Finit les vitesse à 9-10nds, place aux 4-5nds et à la bôme qui grince et la voile qui claque sous l’effet de la mer sans vent. Le ciel s’est un peu dégagé, mais des orages persistent au loin.Reste + de 700nm, ça va prendre du temps à cette petite vitesse. Le spi en place nous permet d’avancer tout de même à 4,4nds avec 5nds de vent réel; merci le spi. Mais en avançant aussi vite que le vent, la chaleur s’amplifie et on transpire simplement à lire. 
Nuit étoilée parsemée de nuages noirs bossant l’allure, mais sans grain (!), nous permettant de retrouver une vitesse honorable de 7nds, par contre nous faisons cap au 270° c’est à dire plein ouest; pour le nord, nous verrons + tard…
Généralement on voit pas mal d’étoiles filantes, mais cette nuit, une superbe vision d’une « filante » et sa belle trace qui est restée visible derrière elle + longtemps que d’habitude, magnifique !
J13 : A 04h30, réveil général, un grain arrive très vite et le vent monte à près de 20nds, il faut le ranger dans sa chaussette et l’afffaler au + vite; malheureusement, nous n’étions pas au point et le bout qui permet de cacher le spi dans sa chaussette s’est fait la malle : le spi nous fait son chaud de cerf-volant sous la pluie du grain, et nous devons larguer les écoutes puis la drisse pour le mettre dans l’eau, puis le récupérer une fois que tout s’est calmé… ensuite direct dans sa cale pour la nuit !
Après le petit dejeuner, une belle surprise : un espadon d’1m50 avec sa belle nageoire dorsale en forme de voile mord à mon leurre « fait maison » ( juste avec un sac en plastique de couleurs vives et un hameçon), mais malheureusement, il se détache avant de monter à bord.
le reste de la journée se passe sous spi, puis sous genaker, puis solent pour la nuit.
J14 : ça file, 8,8nds moyenne sur 6 heures, mais la mer n’est pas encore rangée et ça chahute un peu, difficile de dormir, et les traits de l’équipage sont tirés au petit matin; les siestes seront en vedette aujourd’hui ! Une superbe coryphène de 12,5kg, 1m35 de long est montée à bord, de même q’un bout de filet de pêche qui s’est amouraché de notre safran tribord; nous avons gardé la dorade mais relâché l’amoureux transit qui nous freinait depuis 2-3 heures.
J15 : Bon, ça se précise : ETA (Estimate Time Arrival, l’heure estimée d’arrivée in French) jeudi dans la matinée, mais difficile à dire car notre vitesse varie entre 6 et + de 10nds (pointes à 14 !). Ca sent l’écurie, et Pépèrre Happy galope; 180mn/jour ces temps malgré les pêches, nuit, changement de voilure et une mer caboteuse… Puis la nuit s’est installée avec un front orageux pétoleux qui nous a encerclé et pas lâché jusqu’au Marin. Dernière nuit assez angoissante vu la puissance de la foudre des alentours, mais nous sommes passés à travers.
Donc après 15 jours, 2265 nautiques, nous posons notre ancre dans la baie du Marin, au milieu de pas loin d’un millier autres bateaux.



Un grand merci à l’équipage qui a vraiment bien bossé, à Marie pour ces bons petits plats qui permettait de ragaillardir le moral des troupes, et aux routeurs météo qui tentaient de nous donner une prévision malgré les changements permanents des masses d’air.

des grains, toujours des grains...



du muscle pour


du bon pain

une belle dorade














content d'avoir fait le boulot !


à +


vendredi 9 décembre 2016

En version longue :


J1 : moteurs à 8h30, on lève l’ancre et on attend qu’un bateau copain vienne prendre notre place car le mouillage est bien remplie, et les bonnes places sont chères.
Nous sortons au moteur de la baie de Mindelo et en gardons un pour faire de l’eau et remplir les réservoirs; notre consommation d’eau va + que doubler à présent avec nos équipiers; + de cuisine, + de vaisselle, + de douches…. donc + d’eau consommée.
Ensuite, le Gennak est installé c’est parti pour plus de 2100 milles nautiques, Cap au Sud-Ouest pour l’instant; l’idée est de passer très sud pour contourner des poches de « sans vent » qui remontent du pot au noir.
Le vent forcit, la gv est prise et le solent remplace le gennaker, mais pour une courte durée : un 1er ris, puis le 2ème est nécessaire, sous les grains, le vent monte à + de 34nds, on réduit le solent… Les quarts de nuit sont organisés, chacun trouve sa place et on trace bien : 80 nautiques sont avalés les 12 premières heures, mais la pétole revient et nous passerons plus de la moitié de la nuit avec un moteur, le vent n’excèdant pas 4-5nds.
J2 :Au petit matin, un petit 5-6nds nous fait déhaler avec le spi. Une petite dorade coryphène servira pour le dejeuner, (passage si rapide qu’on a pas de photo !). Le spi sera en action toute la journée, et toute la nuit, ce qui nous permet parfois une vitesse de 7nds. Une petite pluie s’installe aussi…
J3 : Le vent se casse la gueule, le spi ne sert plus à rien, moteur. La pluie se renforce, le vent remonte et à 13h on entreprend de remettre le spi, mais on fait l’erreur de le laisser sur le trampoline car le vent monte, un grain arrive à grand galop et nous renonçons à le renvoyer. D’un coup le spi commence à se gonfler, la chaussette remonte toute seule et voilà que notre spi commence à se faire la malle. Heureusement  avec Renaud (un des équipiers Québécois), nous arrivons à le ramener et on le range vite dans la cale avant; à la place grand voile avec 1 ris et solent, et enfin nous reprenons une vitesse « respectable » à 6-7 noeuds. Dans l’après-midi GV pleine, puis à nouveau 1 ris puis juste avant minuit 2 ris…. 2 minutes + tard la pluie arrivait et le vent tombait !
bonne nouvelle tout de même, nous avons gouter un barracuda !
J4 : on avance le matin, et pétole l’après -midi; heureusement que la matinée a été productive (vitesse de 7-8 nds) car l’après-midi, dur-dur ! Moteur jusqu’au petit matin…mais bon, il fait enfin beau, on ne s’en plaint pas après les pluies d’hier !
J5 : Qui commence avec un vent de sud-est qui se renforce jusqu’à 10 noeuds, ce qui nous permet de continuer à descendre vers le sud-ouest comme prévu. Les prévisions de mercredi dernier doivent être erronées mais la tendance est bien là; franchir la moitié du parcours pour ensuite remontée vers la Martinique. Journée calme, entre lectures et siestes, interrompues par la pêche d’une mouette prise d’affection à notre leurre. Nuit un peu agitée avec un vent inconstant dans sa direction, et une mer de travers faisant danser la bôme.
J6 : Bonne nouvelle, 1/3 de la route effectuée ! le vent est toujours présent, nous en profitons. 170 Nm parcourus en 24h. grosse chaleur avec + de 35°. Une grosse dorade a mordu mais s’est détachée sur la jupe du cata, une autre a emporté le leurre; pas le jour de la pêche ! La nuit n’est pas top non plus; grains, surventes, pluies, puis vents faibles donc beaucoup de manoeuvres.
J7 : petit vent le matin, toujours très chaud, il faut constamment veiller aux réglages du spi, surtout que par endroits la mer est un véritable champ de bosses et le spi aime la stabilité lui, et non le côté « culbuto » de Mr Happy sur ce chemins de terre .
Pas de poisson et pas de vent la nuit.
J8 : gennaker renvoyé tôt le matin puis le spi après le petit déjeuner. Tiens, le gps de l’iphone n’arrive pas à nous localiser, heureusement celui de l’Ipad oui ! bizarrerie de l’electronique…. 38° déjà dans le carré à 9h du matin, ça promet.Bon, bientôt les 1000 milles parcourus. Finalement, nous aurons sorti toute la garde-robe; GV, Spi, Gennaker et même solent. La nuit, le vent redevient erratique, mais cette fois les orages sont autour de nous, gare à la foudre ! Petite visite d’une petite grue blanche (échassier) venue se reposer un peu à l’avant du cata.


 nos premiers visiteurs...

et ça rigole bien !



1er bateau en vue

un paille-en-queue?


on cherche l'ombre


repos de nuit pour d'autres aussi.




The Trans-Atlantique !


Vous la souhaitez en version courte ou longue ?

pour aujourd'hui voici la version courte :
J1 : on part, vers le sud car en direct c'est pas terrible.... om part mais pour combien de temps??
J4 : notre début de transat ?et bien ce n’est pas ce que je pensais; j’imaginais une longue houle, du soleil, du vent portant régulier… pour l’instant c’est pluies, grains, vents qui tournent, nuages…
J9 : les journées passent mais ne ressemblent pas, le pire étant les nuits qui nous apportent une bonne récupération ou le contraire, une fatigue supplémentaire. Pour la Transat de Rêve, on repassera.
J12 : on touche enfin du bon vent, pas trop tôt ! Sinon sacrée cure de désintoxication web/apéros/mauvaises nouvelles/civilisation…
J14 : comment font les navigateurs « pro », qui à 20-25nds de moyenne, arrivent à dormir ?
Dernière nuit : la Totale; Orages - grains et éclairs tout autour, et pas de vent…


les emmerdes ?
  • le 2ème jour, plus d'aérien (anémo et angle du vent), ça part mal cette histoire, heureusement pb résolu par la suite
  • plancher de la douche cassé (sous le poids de qui ??)
  • gousset de latte du lazy bag décousu
  • réservoir gasoil contaminé donc à purger



jeudi 8 décembre 2016

That's It !

Et oui, nous sommes donc au Marin, Martinique.
En 2 mots, jamais autant bossé sur Mr happy, plein les bras! Mais contents de l'avoir fait le boulot...
Prochaine fois je commande un vrai alizé !!
à plus tard pour + de détails...