D'abord rêvé puis envisagé, c'est grâce à l'appui de Marie que cette balade en catamaran a pu commencer.

Espagne, Portugal, Baléares, Corse, Sardaigne, Sicile, Italie , Grèce, ... Caraïbes pour l'instant, nos mouillages et rencontres à bord de Mr Happy (un Outremer 50 light) sont un vrai plaisir, Bien sur, quelques coups durs parfois, mais vraiment en minorité, je conseille à chacun de tenter l'aventure...

"Si vous pensez que l’aventure est dangereuse, je vous propose d’essayer la routine… elle est mortelle. »

Paolo Coelho

samedi 28 juillet 2018

à part ça ?

Nous sommes en France, un retour via Antigua-Pointe à Pitre-Paris pour finir à Mâcon !
Toujours sympa de rentrer, revoir famille et amis, dormir sans se soucier de la météo… en + il fait beau, chaud (un peu trop même).
A nous donc les magnums de rosé bien frais pour arroser les anniversaires, les retrouvailles avec la flopée de « fromages qui puent »… 
Ensuite vient le temps de nous trouver un logement pour les 3 mois à venir; les propriétaires de meublés font la tronche « que » pour 3 mois, nous ne sommes pas salariés et avec toutes ces lois qui protègent même les locataires indélicats et mauvais payeurs, les proprios sont très méfiants, et pour cause … Finalement, par un concours de circonstance, nous nous replions sur un petit appartement  en plein centre ville de Mâcon. Et un déménagement de + au compteur, et nous ne seront plus SDF !
Bon, la vue n’est pas aussi dégagée que sur Mr Happy mais avec quelques travaux de cosmétique, les beaux jours et vadrouilles prévues, ça va le faire.

3 mois pour commencer à réfléchir à « après »; après le traitement epoxy « anti-osmose », après notre prochaine saison aux Caraïbes histoire de voir encore quelques petites merveilles de ces îles, et avant le grand saut vers le Pacifique et son paradis dixit tous les navigateurs qui en reviennent, restent ou y retournent…


fin de saison, stand by de 3 mois....
on se revoir en novembre, les billets retour sont pris,
mais en attendant, place aux retrouvailles !


Le Pacifique à l'horizon de 2020, avec la Polynésie pour débuter et toutes ses îles
réparties sur un très grand territoire...


lundi 9 juillet 2018

L'heure du retour

au repos pour 4-5 mois

entre lézard et iguane...

et en famille

la mode en ce moment, on porte le + long possible, 
à cause des moustiques




jeudi 5 juillet 2018

Y-at-il un vaccin Docteur ?

Dès ma 1ère plongée en Février dans les belles eaux du Bélize, j’avais aperçu des petites cloques sous l’antifouling; donc plusieurs raisons m’ont été émises, antifoulings incompatibles entre eux, avec l’eau douce… ou encore « osmose ». 
Mais qu’est ce que l’osmose sur un bateau ?
L’osmose est un phénomène physico-chimique dû au vieillissement des coques polyester. Le Gelcoat (la couche blanche) perd son étanchéité, de minuscules cloques apparaissent et se remplissent d’eau d’où une hydrolyse de la résine et sous la pression la cloque éclate et la fibre de verre rentre donc en contact direct avec l’eau de mer.
Sincèrement je redoutais ce cas d’osmose car le traitement est assez lourd.
Donc dès la sortie du cata, on perce les bulles et on sent : une odeur de vinaigre ! c’est de l’acide acétique, et c’est bien un début d’osmose. Pépère Happy est dans ses 20 printemps et nous fait une petite crise…
Comment traiter l’osmose ?
Le principe, enlever l’humidité du matériau, donc retirer le gelcoat, puis appliquer un nouveau bouclier imperméable et inaltérable.
  1. Décapage du gelcoat,
  2. Séchage du stratifié
  3. application du nouveau bouclier étanche
Coup de bol (si l’on peut dire), les chantiers de Trinidad ont de bons pros connaissant les travaux sur les bateaux depuis de longues années, ils peuvent avoir très rapidement des produits techniques depuis les USA, et le temps chaud favorise le séchage !


Donc nous voilà partis pour « peler » les coques de Mr Happy avec Cow et son rabot spécial, ensuite 4-5 mois de séchage, puis à notre retour l’application du fameux bouclier. 
Le boulot de pelage est impeccable, bruyant mais d'une superbe régularité.
Ainsi, on sera tranquille pour un bon bout de temps.

environ 2h pour une 1/2 coque

Marie en photo dans un article de presse sur les bobos en mer...




mardi 3 juillet 2018

Chaguaramas- Trinidad

Au Sec ! Cela faisait plus de 2 ans que les coques de Mr Happy n’étaient pas sorties hors de l’eau… et ça va lui faire du bien !
Donc jolie sortie (sur une remorque) très pro, puis petite ballade à travers tout le chantier Power Boats pour enfin être calé sur ses bers pour 5 mois.
Rarement vu un chantier aussi professionnel; horaires respectés, disponibilités du personnel, logistique impressionnante (il y a des escaliers dispo pour monter-descendre du cata, un ber pour l’annexe, un camion-poubelle qui passe 2 fois par jour, du personnel toujours présent et à votre écoute pour n’importe quelle demande (tréteaux demandés et livrés en 1/4h chrono), un service de sécurité impressionnant ( 1/2 douzaine de vigiles  + vidéos), l’eau et l’électricité gratuites et à volonté, il manque en fait une piscine histoire de se rafraichir à partir de 11h, le moment des 35° à l’ombre…
Bon, 35° oui mais la piscine déborderait peut être… nous avons eu dimanche dernier une journée de pluies très très très virulentes, impressionnant ! Pourtant, nous en avions eu de l’eau au Guatemala, mais là, c’était bien pire.

Côté surprise, sans en être vraiment une, un début d’osmose que l’on va traiter afin de résoudre ce problème courant sur les vieux bateaux; Pépère Happy arrive à ses 20 ans, et les 2 ans sans sortie au sec ( dont 8 mois dans l’eau douce) n’ont pas du arranger les choses. Le problème est connu, le remède efficace, « Yapluka » car dans 10 jours nous rentrons en France !
petite pause ...

calage

sortie

double traction pour remorquer Pépère

ça bouchonne derrière,
 pourtant nous ne sommes pas sur le pépriph

vue de haut

et en bas Marie

Top services dans cette marina






jeudi 28 juin 2018

La Der de la Saison !

Et oui, nous y sommes, après une visite au bureau de l’immigration pour faire tamponner la sortie des eaux de Grenade, la dernière navigation pour Trinidad s’est faite en 12h et une nuit blanche dans une mer cahoteuse accompagnée de jolies petites rafales jusqu’à 25 noeuds. 
En chemin, nous sommes passés entre 2 plates-formes de gaz et pétrole (le Venezuela est juste à 70 bornes) et à l’arrivée le trafic en tous sens appelait à la vigilance. Autre attention à porter, les pirates; 3-4 ans auparavant, des alertes de pirateries dont une sévère a eu lieu dans la zone, donc nous sommes passés tout feux et AIS éteint, donc double vigilance et d’où la nuit blanche.
A 5nm de Chaguaramas, le port où sont les chantiers, ils faut passer par un goulet, et là chose jamais vue jusqu’à présent, un courant de marée contraire de + de 3-4 noeuds; la baie se vide ou se remplie, un peu comme le golfe du Morbihan, sauf que la houle du large se heurte 12h/jour à ce contre courant. Le sondeur nous a même fait peur car il nous a affiché 2,50-2,70 mètres de profondeur  (30m aux sondes de la carto)! Nous en étions à lutter à 3 nds de vitesse moteurs à 2200tr/mn, puis la baie s’ouvre et le débit ralentit, et nous ré-accélérons ….
Nous prenons une bouée, les fonds sont à plus de 10m, et elles ne sont pas chères (7€ pour une bonne nuit réparatrice). L’eau est noire maronnasse (nous sommes dans un port industriel), ça sent le fioul parfois, ça bosse tout autour (et ça s’entend), mais il y a tout de même des dauphins, tortues, poissons, hirondelles, frégates et énormes pélicans au milieu de d’une belle végétation et d’un trafic en barques incessant; tout ça nous rappelle le Guatemala.
Ensuite, c’est la corvée des formalités, et ici « paperasse » a tout son sens : déjà, j’ai du aller rechercher Marie au cata car il fallait que tout l’équipage soit présent; d’habitude c’est le contraire : personne ne descend à terre avant les formalités sauf le Captain. 
Puis, une 10zaine de feuillets à remplir, avec des mots anglais jamais vu, mais heureusement les demoiselles des bureaux ont été vraiment sympas pour nous parler doucement et nous expliquer la procédure pour la suite; nous laissons le cata 5 mois sans nous, donc faut remplir la paperasse, la faire remplir par le chantier, remplir une autre paperasse du chantier, puis revenir en déposer une partie (tout en conservant les originaux) avant notre départ pour la France et ainsi nous serons dans les règles… Bonne nouvelle, les frais ne se montent qu’à 9$ !
à noter qu’il y a un « dress code »  pour les formalités: épaules couvertes, pas de tong, pas de vêtement camouflage militaire (interdit sur toute l’île !) et pantalons fortement conseillés(même si les bermudas sont acceptés pour les touristes/plaisanciers). 
Petite visite au chantier pour programmer la sortie de Mr Happy, Très beau chantier 3 étoiles (une 1ère pour Mr Happy) mais sans piscine cette fois, même si le coût de la main d’oeuvre est semblable à l’Europe (soit 5 à 6 fois de plus qu’au Guatemala), il y a tous les corps de métier et les contacts ont été excellents pour l’instant, nous verrons dans les faits et réalisations par la suite …

Avec les derniers cyclone et le tohubohu des assureurs, les chantiers d’ici sont pleins à ras la gueule, et celui qui n’a pas réservé risque bien de faire choux blanc.

quand tu joues à Colin Maillard en plein mouillage.....

ça sent le port de commerce ...

au loin, la baie où patientent de nombreux cargos







lundi 25 juin 2018

Prickly bay, encore un piège !

Après George Town, et avant notre dernière traversée de la saison pour Trinidad et la baie de Chaguramas, nous pensions visiter les baies du sud de l’île de Grenade. Nous « pensions » car finalement, entre une alerte de vent soutenu, des rencontres à ne plus finir, des retrouvailles qui se terminent au restau ou en bonnes bouffes, notre programme des 4 derniers jours est chargé… et en plus, le coup de vent se décale de jour en jour ! Donc, nous n’insistons pas devant et laissons passer nos derniers jours dans cette baie; nous verrons les jolies baies du sud à la saison prochaine !

Ce côté sud de l’île est le quartier « chic » de Grenade; belles maisons, belles voitures, Marinas et chantiers à la mode Anglo-saxonne , mais nous découvrons tout de même que pas mal de français s’y sont aussi installés et monté leur business; la voilerie du chantier,  club de plongée et au sein même de la Marina, un très sympathique boucher-fromager (fromages qui vient direct de France, sans passer par la Martinique svp) pour notre plus grand plaisir de retrouver un joli morceau de Brie ou de Cantal !

Prickly Bay juste avant le grain


les box spécial Wifi, avec des prises de courants au dessus pour la recharge....

Madame nettoie sa ligne d'eau avec grâce et son chapeau....

Siesta-Fishing

tout autour d cela baie, de belles et grosses demeures

Santé,

la brasserie locale